La soupe Limousine
C'est une recette incontournable qui se réalise avec du pain, du lard et des légumes.
Il faut un oignon, quelques pommes de terre, une poignée de gros sel et une tranche de lard gras.
L'eau, salée, est portée à ébullition dans une marmite.
On y met les légumes, la tranche de lard et une feuille de laurier.
Laissez mijoter environ 3/4 d'heure.
Pendant ce temps, disposez sur votre table une soupière dans laquelle vous couperez de fines tranches de pain de seigle.
La cuisson terminée, étalez sur ces tranches de pain une couche de légumes et le lard, puis une nouvelle couche de pain.
Versez le bouillon dans la soupière.
Laissez tremper un instant avant de consommer.
Selon la tradition, lorsqu'il ne reste qu'un peu de bouillon dans votre assiette, ajoutez alors un petit verre de vin rouge, remuez et buvez à même l'assiette (c'est meilleur).
Cette coutume s'appelle "faire chabrol" :
cette tradition ancestrale attirait la reconnaissance des hôtes de passage.
Bon appétit
Marianne LAPLAUD
dite mamie.marianne


Commentaires
Mamie.Marianne le 16/02/2007 à 14:25:21Pour la soupe, tu mets des légumes de saison. Moi j'aime bien y ajouter des poireaux, du chou, des restes de légumes verts.
les carottes, je préfère les manger crues mais on peut en mettre aussi.
Cette recette est une base que tu peux compléter avec ce que tu veux.
Chez mes parents, cette soupe, était la soupe du lundi. Maman vidait le frigo ce jour-là (jour où à l'époque les magasins étaient fermés et jour qu'on utilisait pour faire la lessive). De ce fait Maman refaisait de nouvelles courses le mardi.
Amicalement
Mamie Marianne
francis Dorliat le 24/02/2007 à 16:46:30
Enfant, de mes vacances récurrentes (chaque année au mois d'août pendant les années 55-65) en limousin, je me rappelle de ce diner unique parceque chaque soir le même et tellement savoureux. C'était la soupe au lait. Ma grand-mère laissait cuire pendant des heures une soupe de légumes (dans un chaudron dans la cheminée). Le soir venu on éparpillait des morceaux de tourte (de la vraie et très grande)de pain bi, qu"'elle recouvrait de sa soupe claire mais très parfumée. Notre soupe devenait au lait, quand mon grand-père Etienne revevenant de l'étable avec un récipient de lait, après avoir trait ses 2 vaches,
en versait un peu dans chaque assiette. On en prenait dex fois si on voulait, mais le diner était fini. Il fait dire que peu avant on avait fait "4 heures" avec de grandes tranches de tourte recouvertes de bonne confiture.
Après coup quel doux souvenir, et quel parfum dégageait cette soupe cuite au feu de bois.