La Jonchère
La Jonchère
Située dans les Monts d'Ambazac, la Jonchère fut une bourgade, qualifiée de « ville », au Moyen-Age (au XVIème siècle, sur les actes officiels on trouvait la formule « Le bourg de la Jonchère, autrefois ville »).
L'époque de sa fondation est inconnue, mais c'est une des rares villes, avec Limoges, figurant sur les cartes de l'époque gallo-romaine. Les vestiges qui y furent trouvés démontrent clairement qu'ils ne pouvaient appartenir à de simples maisons paysannes, mais à des maisons cossues.
Il semblerait que le sac de la ville ait eu lieu pendant la guerre de Cent-ans. Les anglais, grâce à la complicité d'un habitant de la ville, seraient arrivés par la route de Saint-Léger (qui porta ensuite le nom de « rue de la Trahison »). Devant la résistance des habitants ils auraient mis à feu et à sang la ville. Lorsque, des siècles plus tard, on voulu construire en bordure du champ de Foire, on découvrit partout des débris d'habitations calcinées.
L'église paroissiale, construite vers la fin du XIVème après le sac de la ville, était un vaste édifice de style flamboyant. Elle comportait trois nefs et vingt autels latéraux. Elle fut en grande partie détruite et reconstruite en 1894.
Sur la droite, la maison du marchand de vins en gros, Simon Reix
Au XIXème siècle la Jonchère prit les allures d'un gros bourg avec ses nombreux commerces, ses écoles, son marché.
L'école
La façade de l'ancien collège de la Jonchère
Au lendemain du vote de la loi Falloux, en 1830, Me Chassaing, curé de la Jonchère, y fonda
un collège à l'existence éphémère puisqu'il cessa de fonctionner vers 1845.
Arrivée des tombereaux de kaolin à la gare de la Jonchère
Une nouvelle industrie se développa au XIXème : l'extraction du kaolin, qui employa de nombreux habitants dés 1872. Une des principales mines était située au hameau des Vignes.
Charles de Léobardy, notable de la Jonchère, éleveur au Vignaud, contribua grandement à donner ses lettres de noblesse à la vache Limousine, en privilégiant son amélioration par la sélection et la nourriture, refusant toute tentative d'introduction d'une race étrangère.
En 1884, Henri Gérardin, un autre enfant du pays, passionné de botanique, créa une pépinière rassemblant des espèces rares et exotiques. Cette pépinière devint arboretum vers les années 1930.
Christiane Villeneuve


Commentaires
pellereau le 03/01/2007 à 11:55:23Merci pour les photos de cette capitale des Nordistes..., j'y suis particulièrement sensible puis qu'une partie de mes ancêtres étaient déjà (sauf erreur) à La Jonchère en l'an de grâce .
1535 ! Le pays se nomme aujourd'hui La Jonchère St. Maurice, alors que l'église est sous le patronage de St. Jean Baptiste.
Curieux non ?
Jacques Pellereau
domelie le 03/01/2007 à 15:18:52
Merci pour ces photos du pays de mes ancêtres maternels, et pour certains dernière étape avant leur départ du Limousin.
Dominique ELIE
Desage dit Saint Loup le 27/08/2008 à 23:40:57
Rectificatif. Il est faux de dire que l'église de La Jonchère est sous le patronage de St Jean Baptiste, des documents trés ancien la dise dédicacée à St Maurice(dés le 12ième siècle), affirmation de l'abbé Lecler dans son "Dictionnaire historique et géographique de la Haute Vienne"(1920), de l'abbé Pailler dans sa "Monographie de La Jonchère Saint Maurice" (1921), de J.B. Tripon dans son"hHistorique monumental de l'Ancienne Province du Limousin"(1837), etc... Tous la disent dédicacée à Saint Maurice dés son origine. L'autel en granit reposant sur 2 futs de colonnes devant l'ancien presbytère serait l'autel qui auraiteu la dédicace à St Maurice, affirmation des abbés Lecler et Pailler...
Saint Loup