Ecole de Condat sur Vienne, un rapport de 1938
M. Berger, délégué cantonal de l'Inspection Académique, dans son rapport en date du 24/3/1938[1][6], souligne le fort absentéisme des élèves pendant la période des travaux des champs. Les classes, au nombre de trois, sont parfaitement tenues. La bibliothèque scolaire offre aux élèves un choix de 123 volumes, mais M. Berger déplore le manque de livres d'agriculture « si nécessaires aux gens de la campagne » .
La cantine ouverte du 15 novembre au 15 mars, est fréquentée par plus de 90 écoliers. Elle se compose de deux vastes salles pourvues de bancs et de tables et d'une grande chaudière pour la cuisson des aliments.
Menus en 1938, relevés par M. Berger :
- - lundi : soupe de légumes, confiture
- - mardi : soupe de légumes, petit-suisse
- - mercredi : pot au feu de légumes, vermicelle
- - vendredi : soupe de légumes, confiture
- - samedi : soupe de légumes


Commentaires
verger-Pratoucy Jean Claude le 10/08/2008 à 14:22:40J'apporterai quelques commentaires critiques sur la nature des repas donnés aux enfants de cette école proche de Limoiges en 1938.
Il me parait en effet invraisemblable que ces enfants de 5 à 13 ans aient pu avoir comme seule alimentation (à midi sûrement) que des légumes auxquels sont ajoutés de façon parcimonieuse et certains jours seulement des laitages, des féculents ou des fruits.
On peut espèrer que du 16 novembre au 14 mars il en était autrement. Toutefois, malgré la possible présence de quelques apports protéinés dans les soupes sous la forme de fragments de viandes encore adhérents aux carcasss ayant servi à la confection des dites soupes (dans la chaudière dont la présence est rapportée), et comme il parait par ailleurs douteux que ces enfants, chaque soir chez eux aient obtenus l'apport protéiné journalier utile quelle qu'en ait été la source, il y a vraisemblablement une erreur quelque part ou alors il faut m'expliquer.
Bien à vous.
Christiane Villeneuve le 18/08/2008 à 14:19:04
Mais non, rien d'étonnant. Il s'agit là d'une petite commune rurale (avant guerre). Les légumes entraient bien dans l'alimentation quotidienne, mais pour le reste, seules les familles ayant des moyens supérieurs pouvaient se permettre viande, volaille ou poisson en semaine. Lors d'une exposition à Condat il y a deux ans, des anciens se souvenaient parfaitement de ces repas de cantine, qui différaient fort peu de ce qu'ils auraient eu chez eux. Viande et volaille n'entraient dans les menus que le dimanche, et de manière très parcimonieuse.