Chabatz d'entrar !

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Le patois de Folles (2)

Suite et fin sur le patois de Folles.

Tous nos remerciements à Ginette Bouyer qui nous fait partager ses souvenirs.

 

Aujourd’hui : yuneû.

Bouleau : un betou.

Cerisier : un cerier.

Chaise : una cheira.

Chanter : tsantar.

Champignon : un tsampagnaw.

Chardon : una tsaucida.

Château : un tsâté.

Chapeau : un chapé.

Chemin : un chamin.

Cheminée : una chaminada.

Cheval : un chavau.

Cimetière : un cementeri.

Ciseau : dos cisé.

Clé : una clau.

Combien : cambeu.

Couenne : una coudeune.

Couteau : un couté.

Croix : una crou.

Cuire : far cueure.

De bonne heure : de boun(e) ora

Dé à coudre : dadau.

Dimanche : dyaumaine.

Ecureuil : tsatécuraw.

Encore : inqueira.

Eau :  aiga.

Epi : espija (pour le blé) – la panolha (pour le maïs).

Essuie-mains : un panamo.

Eté : éti.

Faucille : voulant.

Femme : una femna.

Finir : charbartz.

Fièvre : fiawre.

Fois : una vetz.

Geai : un jaï.

Genêt : un dzané.

Haie : una gorsa.

Haricot : favâ.

Hêtre : un fau.

Heureux : érou.

Ici : aqui.

Jardin : un varger.

Jeune : dzawne.

Journée : una jornada.

Maïs : bigaro.

Main : una mo.

Maison : una mésou.

Mal : mau

Manger : minjar.

Marraine : méni.

Marteau : marté.

Matin : mati.

Mère : mâï.

Milieu : mitan.

Moi : me.

Moisson : mestiva.

Mûr : madur.

Noix : calhau.

Noyer (arbre) : un nuger.

Noyer (verbe) : nejar.

Pain : po.  – mélade : gros pain  long de 4 livres.

Papillon : parpalhau.

Peut-être bien : beuleu ben.

Poisson : péssou.

Pomme de terre : trefla.

Poulailler : ju(c).

Pouvoir : poder.

Oie : aucha.

Omelette : una moulette.

Orvet : un anaduelh.

Parfum : un sina-bon.

Père : paï.

Personne - (sans personne) : dedyu.

Peut-être-bien : beuleu ben.

Pie : una dzasse.

Poirier : un périer

Quelque chose : Quauqua res.

Quelque part : en quaw que part

Raisin : rasim.

Ruisseau : besau.

Sœur : saur.

Soir : ser.

Tablier : davantau.

Taureau : tauré.

Taillis : un talhadis.

Topinanbour : tupinanbour.

Veau : védé.

Voisin : vési.

 

                   *******

Annada pasado : année dernière,

Annada que ve : année prochaine,

Anar ou Nar : aller,

 Brave : beau,

 Cornard : lucane,

 Drille ou drouille : diarrhée,

 Ganha : truie,

 Graule : corbeau,

 Goumier : coffin, étui souvent en corne de vache contenant de l’eau et la pierre à aiguiser les   

                 faux,

 Gourbi : maison mal entretenue,

 Maridat : marié,

 Maridate : mariée,

 Miejour : midi,

 Nadau : Noël,

 Ninar : bercer,

 Oueille : brebis,

 Osagnier : buis,

 Pele : poêle, ustensile de cuisine, (pas le chauffage),

 Peille ou peillou : petit chiffon, guenille, dont on se servait pour essuyer les fonds des

                             marmites (souvent fait dans des draps usagés),

 Pétassar : repriser, raccommoder en posant un morceau de tissu pour consolider,

 Peu : colline, hauteur,

 Pica dau jorn : la pointe du jour,

 Plejar : plier,

 Podar : pouvoir,

 Pudre : puer, sentir très mauvais,

 Rabe : rave,

 Reja : raie, sillon,

 Roda : roue,

 Rogatou ou rogaton : plat composé des restes d’un autre plat (souvent des aliments de la 

                                   veille,

 Sarpe : serpe,

 Sau : sel,

 Segre : suivre,

 Sejar : scier,

 Serade : soirée,

 Tine : saloir pour conserver la viande de porc,

 Tuar : tuer, mais aussi éteindre la lumière, un poste radio, (arrêter),

 Vermenous : véreux.

 

 

Notre patois a des mots très imagés ; le français ne traduit pas toujours si bien les images et les sentiments. Une histoire drôle racontée en patois, perd tout son esprit dite en français, (en ce qui me concerne).

 

Reviennent à ma mémoire quelques expressions que ma grand’mère employait en français et qu’il m’arrive de dire ; je pense qu’elles viennent de notre dialecte (se ne sont pas des expressions que j’ai entendues dans la région parisienne) :

 

Avoir la pique dure : être résistant – vivre longtemps,

 

Battre froid avec une autre personne : ne plus lui adresser la parole,

 

Couper le cou à un enfant : lui donner toujours raison,

 

Etre en dessous : sournois,

 

Etre trempe : être très mouillé par la pluie,

 

Faire devenir chèvre : impatienter, énerver,

 

Epandre ou écarter le linge : l’étendre pour le faire sècher,

 

Avoir les côtes en long : avoir du mal à se baisser,

 

Faire son temps : se disait d’un jeune qui était au régiment,

 

Enrager sa vie : se faire du souci,

 

La bourre en vole : se quereller fortement,

 

Ne pas donner ses béquilles : vendre cher,

 

Fermer son parapluie : décéder, se disait pour une personne que l’on ne rencontrait pas ou

                                      peu estimée,

 

Ne pas en mener large : avoir peur,

 

Pain bis : pain fait avec de la farine de froment et de seigle (se présentait en tourte – pain

                rond),

 

Porter peine : s’inquiéter,

 

Prendre la mouche : être susceptible,

 

Prêter la main : aider,

 

Sauter dans la bouche : aliments désirés (on dit en français »avoir l’eau à la bouche »),

 

Serviette à débarbouiller : serviette de toilette. Se débarbouiller : se laver.

 

Tailler la soupe : couper du pain en petits morceaux sur lesquels on versera le bouillon.

 

Tenir la jambe : bavarder longuement.

 

Tomber le nez dans la raie : gens très courageux qui, malgré la fatigue ou la vieillesse,

                                             n’arrêtaient pas de travailler.

 



31/07/2011
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