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Léon JOUHAUD

Un illustre artiste émailleur Limougeaud du début du 20ème  siècle

 

 

 

Léon Jouhaud, par Bichet (1907)

 

Louis-Léon Jouhaud est né à Limoges le 21 décembre1874 au 2 rue Ferrerie.

Son père Edmond Jouhaud (1832-1922) tient un commerce de draps et lainages à la même adresse.

Sa mère, Eve Ranciat est la fille cadette de Frédéric Ranciat (- 1883), bijoutier de la rue du Clocher et de Marie Bichet.

Léon a deux sœurs aînées : Louise qui prendra le voile et Amélie qui épousera Adrien Périchon.

En 1896, le jeune Léon monte à Paris faire ses études de médecine . Il  y découvre les écrivains et les artistes de l'époque : Marcel Proust, Edmond Rostand, Picasso, Vlaminck …

Diplôme en poche, il revient s'installer à Limoges en 1903 où il ouvre un cabinet de consultation rue du Consulat.

En 1906, Il décide d'abandonner son métier pour se consacrer entièrement au dessin et à la peinture et s'oriente rapidement vers le métier d'émailleur qu'il exercera dans sa maison de la rue Georges-Bonin.

Sa passion pour les sciences et la recherche le conduira à développer une technique issue de l'émail peint, à inventer de nouveaux procédés dont celui dit "des bétons" et à créer des composants de coloration qui lui sont très personnels.

Charles Bichet, professeur des arts décoratifs à Limoges deviendra son maître et Léon Jouhaud épousera sa fille cadette, Charlotte (1887-), le 15 janvier 1908.

Deux enfants naîtront de cette union, Edmond en 1910 et Suzanne en octobre 1919 qui épousera Henri Salon.

L'artiste s'éteindra à Limoges en 1950 en laissant environ 1500 émaux et tableaux.

 

          

 

Le Printemps                                                                       Temps de neige

 

L'artiste:

 

Son œuvre sera essentiellement figurative et d'inspiration post-impressionniste.

Léon Jouhaud, témoin de son temps, posera son regard sur des moments simples de la vie quotidienne avec un génie de l'harmonie des formes et des couleurs même dans ses compositions cubistes.

Outre les portraits et scènes familiales, les paysages de la région de Peyrat le Château, où la famille Jouhaud aimait à prendre ses vacances, seront une source régulière d'inspiration pour l'artiste.   

 

 

Peyrat-le-Château

 

Déjà reconnu de son vivant, le monde de l'art voit aujourd'hui en lui un artiste du feu unique en son genre et une biographie lui est consacrée:

 

L'écrivain et le généalogiste

 

Parallèlement à ses activités artistiques, Léon Jouhaud se prendra de passion pour l'écriture et l'histoire.

On lui doit une pièce de théâtre, quelques contes et nouvelles ainsi que deux ouvrages sur la révolution française en Limousin.

A l'origine, Léon Jouhaud franchit la porte des archives départementales pour écrire la biographie de sa famille.

On y trouve notamment une famille Tixier (Texier) dans la région de St Mathieu, dont un prêtre défroqué et ardant révolutionnaire qui épousa une demoiselle Baret, tante de la grand-mère paternelle de l'artiste. Son fils Felix sera député en 1848 et Marie Tixier, probablement de la même famille, épousera Antoine Bessas, avocat en parlement, qui trouva son salut dans l'exil suite à de mauvaises affaires mais finit par périr massacré par les indigènes en révolte à St Domingue en 1799.

Parmi les patronymes on trouve également des Ranciat par sa mère, des Rhodes et des Cramouzaud

 

 

L'entraînement

 

 Une petite anecdote pour conclure

 

Ce nom de Cramouzaud me fait réagir car on raconte dans ma famille une anecdote  que je ne peux m'empêcher de vous livrer :

Un de mes ancêtre, Georges Bezeaud natif du bourg de Rempnat, alors étudiant en médecine à Paris, força le roi Louis-Philippe à descendre de cheval à la suite d'un pari avec ses condisciples, ce qui lui valut quelques jours d'incarcération et un procès qui coûtât fort cher à sa famille.

Une fois son internat réussi, il exerça à Ahun puis il retourna à Paris en 1848 pour obtenir le diplôme de médecin pour le compte d'un de ses camarades du nom de Cramouzaud.

La révolution éclata le lendemain de son arrivée, il resta enfermé 3 jours dans une cave pour se protéger et regagna son Limousin natal sans avoir pu mener à bien la supercherie.

Je serais bien sur intéressé si quelqu'un pouvait retrouver ce dénommé Cramouzaud qui a sans doute un lien de famille avec les Jouhaud.

 

Didier BARBIER

 

 

     

 

 

 

 

  

 

 



16/01/2008
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